Principes de base du Mouvement juridique des femmes contre la gynécophobie

La raison invoquée pour affirmer que deux hommes ou deux femmes peuvent se marier et adopter des enfants est que l’orientation sexuelle n’aurait pas un lien naturel avec le donné biologique, mais qu’elle serait un facteur indépendant qui a le droit d’être mis en œuvre en fonction du choix de chacun. L’association étroite de l’orientation sexuelle avec le donné biologique serait seulement une convention socio-culturelle liée à des situations patriarcales et à des préjugés sociaux obsolètes (théorie du genre).
Le fait d’être «femme» au sens traditionnel, qui liait ensemble la structure biologique, la tendance naturelle à la vie en commun avec le partenaire masculin – dans le sens non seulement physique, mais aussi mental et spirituel, comme intégration d’êtres complémentaires à tous les niveaux – la maternité physique et la maternité spirituelle, ne correspondrait pas à la réalité, mais ne serait qu’une construction socio-culturelle que la société d’aujourd’hui doit rejeter comme non fondée dans la nature et donc source de réaction et de discrimination vers d’autres manières d’être et de sentir et de pratiquer la sexualité.
Dans cette perspective, le mariage entre un homme, une femme ne serait pas qualitativement différent ou privilégié en quelque sorte par rapport au mariage entre deux hommes ou deux femmes, ou bien aussi entre plusieurs personnes de l’un ou de l’autre sexe.
Et si il n’y a aucune différence qualitative et aucun privilège, bien sûr il y n’aura aucune liaison maternelle/paternelle qualitativement différente d’un couple fertile sur le plan biologique et le fils par lui physiquement généré par rapport à la liaison qui se crée entre deux (ou plusieurs) personnes du même sexe et le fils qui leur soit confié pour adoption ou généré pour eux ou pour l’un d’entre eux de toute autre manière.
Si cette façon de comprendre la sexualité, le mariage et la filiation est correcte et bien fondée dans la réalité, alors il est obligatoire qu’elle soit enseignée aux enfants depuis leur plus jeune âge. Donc, on leur dira qu’être une femme (ou un homme) n’est pas une question de nature, mais un choix psychique. Ils seront donc invités à examiner attentivement leur propre tendance et à commencer dès que possible à faire, à cet égard, un libre choix – peut-être même à formes d’orientation sexuelle diverses et pas classés selon les obsolètes catégories homme/femme. De cette façon on éradiquera de leur psychisme le préjugé qu’être une femme (ou un homme) soit un fait naturel d’où s’écoulerait le privilège d’être le vrai partenaire naturel de l’autre «sexe naturel» et la vrai seule génératrice et donc mère, nourricière et éducatrice de la progéniture. Ce préjugé devrait être supprimé dans l’œuf, car cela engendrerait une discrimination à l’égard d’autres orientations sexuelles, pour qui, bien sûr, dans cette perspective, le rôle de conjoint, père et mère ne pourrait qu’être considéré «contre nature».
Donc, dès leur jeune âge, les enfants devraient être initiés à envisager comme normal le passage du genre traditionnellement lié au sexe biologique au genre librement choisi – c’est-à-dire du sexe féminin vers masculin, ou vice versa, ou de l’un ou l’autre à un nouveau genre de libre choix – éventuellement avec l’aide de traitements hormonaux ou de chirurgies.
Un autre préjugé qui doit être éradiqué dès l’enfance, c’est que l’enfant aurait besoin, pour grandir en bonne santé psychique, des traditionnelles figures du «père» et de la «mère», c’est-à-dire de l’homme et de la femme biologiques. Si c’est le cas, alors évidemment on réintroduirait le privilège des «femmes biologiques» en comparaison avec d’autres figures parentales. Mais ce serait cause de discrimination et de violation des droits d’une ou plusieurs catégories. Puisqu’on ne peut pas tolérer des discriminations à l’égard de tout groupe ou de minorités dans une société moderne et démocratique, il faut que les enfants soient éduqués dès l’enfance à considérer tout à fait égale la cohabitation des enfants avec deux personnes de sexe différent et la cohabitation des enfants avec deux (ou plusieurs) personnes du même sexe, sans discrimination.
Si alors la condition homosexuelle – ou autres – n’est plus considérée comme «contre nature», tout parcours «thérapeutique» ne sera pas proposable pour le retour à une condition soi-disant «hétérosexuelle». Évidemment toute transition serait licite, pourvu qu’il soit clair qu’il n’y a pas un statut privilégié «naturel», auquel on devrait s’orienter, et donc que celui qui détient une condition de genre qui coïncide avec sa condition biologique, doit savoir qu’il peut la maintenir uniquement comme un libre choix et non pas comme un état naturel, et donc qu’il doit accepter le principe de pouvoir passer, aidé peut-être par les adultes responsables de lui/elle, même avec un traitement approprié, à n’importe quelle orientation.

Sur cette base, le mouvement homosexuel prétend être victime de discrimination lorsque:

1. la condition psychique homosexuelle est considérée comme non naturelle, c’est-à-dire qu’elle ne correspondrait pas à la nature objective.
2. et que, par conséquent, on propose à l’homosexuel de mettre en œuvre des chemins de transition de son état vers la condition hétérosexuelle, considérée comme «naturelle».
3. on veut distinguer comme qualitativement différentes les unions de mariage strictement traditionnel entre un homme et une femme des unions homosexuelles entre personnes du même sexe.
4. on veut empêcher que les unions homosexuelles puissent adopter des enfants avec la qualification, correspondant à l’état réel, de «fils».

Ceux qui soutiennent ces points, que le mouvement homosexuel considère discriminatoires, se rendent coupables, selon eux, du «crime» – déjà reconnu ou en train d’être reconnu dans les législations nationales – d’«homophobie ».

Au mouvement homosexuel s’oppose le «Mouvement juridique des femmes contre la gynecophobie ».
Il utilise les mêmes arguments employés par le mouvement homosexuel pour prouver que les victimes de discrimination ne son pas la petite minorité formée par les homosexuels, mais, ce qui est beaucoup plus grave, l’immense majorité constituée par les femmes partout dans le monde.
Cette discrimination a lieu :

1. lorsqu’on considère la condition biopsychique féminine pas naturelle, c’est-à-dire ne pas correspondant à la nature objective mais seulement le fruit de conventions socio-culturelles.
2. en conséquence, on propose à la femme, dès l’enfance, de mettre en œuvre les chemins de transition de sa condition biologique-traditionnelle – c’est-à-dire, conformément aux principes énoncés ci-dessus, purement conventionnelle – à une autre condition à choisir librement. Et le même choix de rester dans son état doit être explicitement compris comme transition vers un état autre qu’une condition qui pourrait être ressenti comme «naturelle».
3. lorsqu’on prétend assimiler le mariage naturel entre un homme et une femme à une union qui en aucun cas peut avoir les caractéristiques de l’harmonie physique et spirituelle entre deux êtres complémentaires. En amont de cette égalisation il y a, en fait, le rejet de l’être de la femme comme réalité biopsychique. Donc de cette égalisation il dérive que le propre être de la femme s’avère être discriminé et humilié par rapport à l’être de l’homosexuel, auquel il est assimilé, avec la perte de tous ses propres caractères et droits.
4. Parmi ces caractères et droits et il y a surtout celui d’être considérée, comme la femme est réellement, la vraie et seule procréatrice, nourricière et éducatrice, en harmonie avec son partenaire masculin, de la progéniture, grâce à laquelle dans le monde entier les générations de l’humanité se renouvellent. Si l’on pose le principe selon lequel les enfants n’auraient pas besoin, pour une croissance saine, des figures du père et de la mère, il s’ensuit qu’une mère, dont l’ex-conjoint a choisi de vivre avec une ou plusieurs personnes de son sexe, peut se voir refuser la relation naturelle avec sa propre progéniture, puisque sa figure féminine/maternelle a été jugée comme insignifiante.

En conséquence de ces argumentations – qui sont de même alléguées par le mouvement homosexuel – il apparaît évident que les femmes de tout le monde sont discriminées par rapport à la minorité des homosexuels qui se reconnaissent dans le mouvement susdit.

En effet:
1. L’état psychique des homosexuels résulte naturel; au contraire, l’état biopsychique féminin résulte artificiel et de construction purement socio-culturelle.
2. Comme fait naturel, l’état psychique homosexuel est intouchable, si bien qu’on ne peut pas proposer licitement des parcours de changement de tendance; au contraire, l’état biopsychique féminin est librement manipulabile, si bien que depuis l’enfance on devrait proposer des parcours de réorientation sexuelle, entre qui retombe le choix de «redevenir femme» – «femme», évidemment, pas dans le sens naturel traditionnel.
3. Dans la même mesure dans laquelle le mariage homosexuel acquiert des droits imités de ceux du mariage traditionnel, la femme voit les mêmes droits réduits, pour elle, de la dignité d’expression de complémentarité physique et spirituelle fondée sur l’être naturel, et éventuellement sur la divine création, à pure expression sexuelle et affective de libre choix subjectif. Il est évident que la première situation implique une mission avec ses privilèges et ses obligations, tandis que la seconde se réduit à fait subjective, objectivement dénué de sens, modifiable et sans obligations spirituellement fondées.
4. Le point de discrimination le plus grave est, peut-être, l’égalisation des droits sur la descendance de l’homosexuel qui poursuit cette prétention et de la femme qui est la véritable source de la vie humaine. Il est évident qu’un homosexuel, qui n’est pas et ne peut pas être le générateur de la vie humaine en collaboration avec son partenaire, ne peut avoir, en ce qui concerne les «descendants», qu’un rapport imité artificiel et simplement officialisée par une loi de l’état. Or, avec l’égalisation des droits, la mère biologique ne pourrait avoir envers sa propre et véritable progéniture d’autres droits que ceux allégués par l’homosexuel. L’état pourrait, donc, assumer les mêmes mesures, dans le domaine de l’éducation, vers l’une et l’autre situation, parce qu’elles ont été rendues égales, et une femme ne pourrait bénéficier d’aucun privilège, par rapport à sa relation avec sa propre progéniture, en toutes circonstances à l’égard de tout autre type de relation qui soit établi entre adultes responsables et enfants. Si de cela la discrimination contre la femme et la violation de ses droits apparaît évidente, pas moins évident apparaît le dommage énorme et irréparable par rapport aux enfants qui se trouvent dans des situations non naturelles, et donc par rapport à toute l’humanité et son avenir.
Par conséquent, toute personne qui s’aligne sur les réclamations du mouvement homosexuel – réclamations qui, comme nous l’avons vu, sont équivalentes à une discrimination très grave non envers une minorité, mais envers la majorité des femmes dans le monde, qui représentent plus de la moitié de l’humanité – se salit du crime, qui n’a pas encore été introduit mais qu’il faut introduire dans la législation civile des nations, de «gynécophobie».

Le naissant «Mouvement juridique des femmes contre gynécophobie» a, par conséquent, l’objectif d’obtenir la mise en place, dans la législation nationale et internationale, du crime de gynécophobie et l’objectif plus général de la défense dans n’importe quel endroit approprié, à tous les niveaux, les droits inaliénables de la femme.

par Don Massimo Lapponi